Récitant
dès cinq ans les plus beaux poèmes de la Dynastie des
Tang, Shi Bo commença au lycée à publier ses
créations poétiques dans des journaux de Shanghaï,
mais lyriques et sentimentaux ses poèmes furent souvent considérés
par son entourage scolaire comme excentriques au communisme. Les quatre
recueils furent naturellement jetés au feu par les jeunes gardes
rouges en 1967.
Maintenant
Shi Bo exprime ses sentiments et émotions souvent par des poèmes
composés tantôt en chinois classique, tantôt en
français. Monsieur Patrick NAVAÏ, rédacteur en
chef de la revue MIGRAPHONIES a publié une vingtaine de ses
poèmes illustrés par ses calligraphies dans les numéros
2, 4 et 5 de cette remarquable publication.
Le
cri du solitaire

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Par
cette nuit d'hiver, le vent hurle sur le lampadaire
Je me sens solitaire au fond d'une minuscule cour
envahie par les courants d'air
Le silence dévore l'une après l'autre mes cellules
La solitude envahit mes entrailles
L'isolement ronge mon âme
Ma pesnée erre dans l'immense univers
Souffrant de la nostalgie natale
Je me demande pourquoi le sort est si injuste
Et quand je rentrerai chez moi ?
Le
23 janvier 2001, au réveillon de l'année du Dragon
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J'erre dans la solitude

Par cet hiver sombre, les
nuages sont lourds,
le froid envahit ma fenêtre
tranquille
A la fin de la nuit, silence angoissé, bougie épuisée
Je pose mon pinceau, j'erre dans la petite cour
Le cri d'une oie sauvage annonce déjà l'aube.
le 16 janvier 1996